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Décryptage Dior Défilé croisière 2020

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On va faire un décryptage inédit du défilé dont tout le monde parle : Dior Croisière 2020. On le sait, l’Afrique ne cessera jamais d’inspirer. Et Dior l’a bien compris aussi. La maison a d’ailleurs choisi ce thème pour son défilé croisière de cette année. Et comme l’on s’y est habitué, Dior nous a encore fait rêver. Et ce, sur notre propre terre. Un bon décryptage, une bonne analyse approfondi s’impose !

Destination de rêve

Nul ne s’est étonné du choix du Maroc. Il reste une destination privilégié de la Jet 7 depuis des lustres. C’est donc tout naturellement que Maria Grazia Chiuri a investi le palais El Badi à Marrakech à la nuit tombée.

Et pour sublimer l’architecture du lieu, elle a fait appel à Sumano, une association qui protège les savoir-faire des potières et tisserandes marocaines. L’artisanat était au rendez-vous. Sur le set, on retrouvait ainsi des coussins aux tissages artisanaux ornés de henné.

Le choix de matière authentique

L’un des plus grands challenges pour Dior a sûrement été de se fondre dans l’artisanat africain tout en évitant l’écueil de l’appropriation culturelle.  La directrice artistique Maria Grazia Chiuri s’est donc rapprochée de l’anthropologue française Anne Grosfilley, spécialiste du wax. Et fait appelle à Uniwax, entreprise productrice de wax basée en Côte d’Ivoire, pour interpréter les thèmes fétiches de Christian Dior comme la toile de Jouy ou le tarot, à travers une collection baptisée «Christian Dior – Uniwax».

Symbole du panafricanisme et produit de luxe nécessitant près de 20 étapes dans son impression, le wax a en outre une dimension symbolique – et une longue histoire. Importé en Afrique en 1895 par un commerçant écossais, ce tissu inspiré de l’art du batik indonésien et imprimé aux Pays Bas devient un élément à part entière des cultures africaines dans les années 1950, lors de l’indépendance et sous l’impulsion des Nana Benz du Togo. Chaque tissu est alors porteur d’un message. Porté vers l’ésotérisme, nul doute que le couturier Christian Dior aurait apprécié ce métissage, un appel à un retour aux sources.

Un métissage (presque) parfait

On peut sans doute affirmer que l’ADN Dior a été métissé sur ce projet. Et ce, de la plus belle des manières. On a ainsi vu la participation de l’anglaise Grace Wales Bonner et l’artiste afro-américaine Mickalene Thomas à réinventer le fameux tailleur Bar.

De leurs côtés, la modiste Daniella Osemadewa et la créatrice afro-caribéenne Martine Henry ont imaginé les turbans et chapeaux de la collection en collaboration avec Stephen Jones, quand le styliste africain Pathé Ouedraogo, dit Pathé’O, dessinait en ouverture de défilé une chemise à l’effigie de Nelson Mandela.

Un choix pas du tout surprenant vue le calibre des invités. En effet, parmi les 800 invités de Dior, on pouvait apercevoir aux premiers rangs les actrices Jessica Alba, Lupita Nyong’o, Shaileene Woodley ou encore Emmanuelle Seigner.

Et pour mettre le feu à un aftershow cinq étoiles au palais Badi, rien de moins qu’un concert de la diva Diana Ross.

Vous l’aurez compris, l’Afrique était pleinement sublimer dans cet défilé croisière 2020. Pour ma part, j’aurais souhaité que je genre de partenariat pour sublimer l’Afrique via ses richesses ne soit pas uniquement pour des classes privilégiés. Il serait bien que nos créateurs puissent avoir la chance d’exprimer leur créativité depuis la source comme Dior nous l’a démontré.

Il est temps que l’industrie de la mode soir effective en Afrique.

Cliquez ici pour voir la collection entière.

Alexandrine Hantz

Alexandrine Hantz

Rédactrice

Miss Yawa | Blogueuse mode & Culture | Présentatrice | Féministe 25.0 |Touche à tout | Freelance | Fan des aurores boréales | Bienvenue dans mon espace 5.0 !

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