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#5 Donyale Luna, la mystérieuse

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Aucune icône noire n’a été plus mystérieuse que Donyale Luna, de son vrai nom : Peggy Ann Freeman. Beaucoup la décrivent comme une personne vivant dans sa bulle , un monde merveilleux qu’elle s’est forgé et ne voulant pas y sortir.

Selon Donyale Luna, l’une de ses grands-mères aurait été une ancienne actrice irlandaise mariée à un décorateur d’intérieur noir. Rien ne prouve la véracité, comme l’invention, de ces faits.

Qui es-tu Donyale ?

L’année 1945 commença avec la naissance de Donyale Luna à Détroit, dans le Michigan. Ses parents étaient Peggy et Nathaniel Freeman. Sa mère tua son père, qui abusait d’elle, quand Donyale avait 18 ans.

En dépit de la parenté indiquée sur son acte de naissance, Donyale insiste sur le fait que son père biologique était un homme dont le nom de famille était Luna, et que sa mère avait des origines indigènes mexicaines et afro-égyptiennes. Elle a eu une fille nommée Dream Cazzaniga avec le photographe italien Luigi.

Luna meurt à Rome d’une overdose en laissant derrière elle son passé plein d’ombres.

On retiendra cependant d’elle une carrière époustouflante pour une femme de couleur à l’époque.

Une carrière digne de son nom

A 14 ans, Donyale Luna fût répéré par le photographe David McCabe. Elle fit sa première couverture illustratrice avec Harper’s Bazaar en 1965. L’année qui suiva , elle décrocha la première couverture photographique avec British Vogue. Beatrix Miller, l’un des éditeur en chef disait qu’elle avait réussi cette photo grâce à son aura et à sa personnalité.

Cette photo iconique fût  prise par le photographe anglais David Bailey.

Donyale commença ainsi ca carrière et en accord avec The New York Times, elle signa un contrat exclusif d’un an avec le photographe Richard Avedon.

La presse la décrit alors comme  » le nouveau corps céleste qui, grâce à sa singularité, promet de rester au top pendant bon nombre de saisons ». Donyale Luna, comme elle s’appelle elle-même, est incontestablement le modèle le plus sexy du moment en Europe. Elle a seulement 20 ans, noire, originaire de Détroit et c’est impossible de la louper si vous lisez Harpers’s Bazaar, Paris Match, le Queen anglais, les Vogue anglais, français ou américain.

Luna apparaît nue sur une photo dans l’édition d’avril 1975 du magazine Playboy. Le photographe est Luigi Cazzaniga.

Mannequin et ... actrice !

Dès les débuts 1970, Luna joue dans plusieurs films.

Elle apparaît Screen Test et un film de 33 minutes dans lequel le mannequin interprète Blanche-Neige. Dans le Satyricon de Federico Fellini (1969), elle interprète la magicienne Œnothée. Elle fît aussi son apparition dans The Rolling Stones Rock and Roll Circus, puis dans la comédie d’Otto Preminger, Skidoo (dans lequel elle joue la maîtresse du grand truand « Dieu »,  et dans le documentaire anglais Tonite Let’s All Make Love in London.

Luna interprète le personnage principal dans le film italien de 1972 Salomé du réalisateur Carmelo Bene. Surement l’un de ses plus beaux rôles.

La journaliste américaine Judy Stone, qui publie en 1968 un portrait de Luna dans The New York Times, la décrit comme une femme « secrète, mystérieuse, contradictoire, évasive, d’humeur changeante, et ferme sur ses racines multiraciales — exotique, un brin caméléon entre indigène-mexicaine, indonésienne, irlandaise et la dernière, mais pas des moindres, africaine. »

Dans le Sunday Times Magazine londonien, Harold Carlton la salue comme « une image totalement nouvelle de la femme noire ». Il ajoute « le monde de la mode se trouve dans une position clé pour changer l’histoire, bien que légèrement, car tout ceci pourrait mener à des sentiments de vénération, d’adoration, voire d’idolâtrie pour les Noirs… »

Quand Stone lui demande si sa présence dans des productions hollywoodiennes pouvait bénéficier aux actrices noires, Luna répond, « si cela créé des emplois pour les Mexicains, les Asiatiques, les Indiens d’Amérique, les Africains, tant mieux. C’est peut être bon, c’est peut être mauvais. Ça m’est complètement égal.

Le plus intéressant dans cette réponse est de voir qu’elle ne considère pas le noir ou le blanc mais plutôt des individus de couleurs.

Donyale Luna reste ainsi la plus belle et mystérieuse femme noire à avoir donner un peu de couleur dans le monde de la mode.

Alexandrine Hantz

Alexandrine Hantz

Rédactrice

Miss Yawa | Blogueuse mode & Culture | Présentatrice | Féministe 25.0 |Touche à tout | Freelance | Fan des aurores boréales | Bienvenue dans mon espace 5.0 !

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